Grive musicienne peu farouche © Noé Terorde
Notre groupe STARLING au sommet des falaises © Noé Terorde
Goéland argenté sur l'île de Düne © Noé Terorde
Un petit morceau de Belgique sur Helgoland... © Noé Terorde
Oies dans un ciel de feu © Noé Terorde
Pipit de Richard sur la plage nord © Noé Terorde
Arrivée de notre groupe STARLING sur Helgoland © Noé Terorde
Approche délicate du bruant des neiges © Noé Terorde
Roitelet cherchant de la nourriture dans l'herbe © Noé Terorde
Grive mauvis de la sous-espèce islandaise © Noé Terorde
Groupe d'ornithologues observant le robin à flancs roux © Noé Terorde
Mergules nains en vol près de la jetée © Noé Terorde
Tarin des aulnes © Noé Terorde
Groupe STARLING sur le bateau © Noé Terorde
19 novembre 2018

Premier voyage STARLING : séjour ornithologique à Helgoland

Le mois d’octobre est celui durant lequel les passionnés d’ornithologie attendent quelques raretés… Pour cela, rien de tel qu’un séjour ornithologique à Helgoland ! À la demande de la section AVES Mons-Tournai, STARLING a mis en place un voyage sur cette petite île. Situé à une cinquantaine de kilomètres dans la mer du nord, ce minuscule archipel est un endroit paradisiaque pour observer la migration d’automne.

Du 29 octobre au 03 novembre 2018, un groupe STARLING, composé de 5 participants et de leur guide, a donc parcouru ces contrées nordiques avec un double objectif : profiter de la migration d’automne, et de l’observations d’hivernants que nous n’avons pas l’occasion d’observer régulièrement en Belgique, puis rechercher parmi ces oiseaux migrateurs quelques raretés qui s’égareraient sur l’île.

Un début de voyage mouvementé

Après s’être tous retrouvés à Cuxhaven (petite ville côtière du nord de l’Allemagne), nous attendons le ferry, tickets à la main, avec beaucoup d’impatience ! Chaque participant se réjouit de découvrir cette île mythique pour la migration d’automne. Tout le monde en a déjà entendu parler, mais il s’agissait d’une destination nouvelle pour l’ensemble de notre petit groupe… Imaginez l’excitation !

Après un court instant d’attente, un stewart du port vient vers nous et nous interpelle en Allemand. Pendant un instant nous ne comprenons pas ce qu’il nous veut, mais après quelques mots échangés en Anglais, il est formel : le bateau ne navigue pas aujourd’hui, le vent est trop fort et la mer trop agitée ! Le départ est donc postposé au lendemain matin. C’est alors un peu déçus, mais toujours motivés, que nous partons explorer les environs de Cuxhaven, où nous profiterons d’un superbe coucher de soleil. Entre les lumières apocalyptiques, les nuages et le vent, des groupes de milliers de bernaches nonnettes, d’oies rieuses, et d’étourneaux sansonnets gagnant leur dortoir, nous feront oublier nos péripéties de la journée.

Pour la soirée imprévue à Cuxhaven, STARLING s’est occupée de nous trouver un délicieux restaurant typique et un confortable hôtel. Après une assiette de poissons frais du jour et une petite bière, notre compagnie s’installe pour une bonne nuit.

Le lendemain matin, c’est donc bien reposés que nous reprenons à nouveau la direction du port. Cette fois, nous pouvons embarquer sur le bateau ! Une heure de traversée et nous y sommes. Notre groupe STARLING effectue ses premiers pas sur l’île de Helgoland. Enfin !!!

Quelques-uns des nombreux étourneaux au dortoir © Noé Terorde

L’île de Düne

L’archipel d’Helgoland est composé de deux îles :

  • l’île principale (portant le nom de l’archipel), plutôt rocheuse et abrupte.
  • l’île de Düne, dont le sommet culmine à 6 mètres d’altitude, qui est couverte de sable et de végétation basse.

La faune et la flore des deux île est assez différente. Sur les plages de l’île de Düne, on retrouve par exemple une énorme colonie de phoques gris. Voici déjà une bonne raison pour s’y rendre.

Nous avons donc décidé de commencer notre séjour par une visite sur cette petite île de 0,4 kilomètres carrés. La traversée en bateau d’une île à l’autre ne prend que 10 minutes. Sur Düne, nous aurons alors l’occasion de profiter du spectacle offert par les phoques se reposant, jouant ou encore s’accouplant sur les plages. De plus, 3 bruants des neiges se laisseront magnifiquement observer, ainsi que 5 alouettes haussecols un hibou des marais, quelques sizerins flammés, un grèbe jougris, une bécasse des bois et de nombreux autres passereaux.

Bruant des neiges sur les plages de Düne © Noé Terorde

Une intensité allant crescendo

Les conditions climatiques sont bien entendu un facteur influençant grandement l’activité ornithologique, en particulier lors des migrations et de la recherche d’oiseaux rares. Au début de notre séjour, la météo n’était pas bien excitante… Forts vents du sud, forte couverture nuageuse et même quelques averses. Mais les prévisions sont bonnes ! Au fil de la semaine, les vents vont tourner, et le temps va s’améliorer. Ceci s’est ressenti sur les oiseaux observés !

Durant les premiers jours, nous avons commencé par observer une buse pattue, un minimum de 2 grives mauvis de la sous-espèce islandaise (coburni), quelques bruants des neiges et alouettes haussecols, de nombreux alcidés dont le mergule nain, le guillemot à miroir, le guillemot de Troïl et le pingouin torda, ainsi que les plongeons catmarin et arctique. Les eiders à duvets sont omniprésents, que ce soit dans le port ou en pleine mer. Nous serons aussi chanceux d’observer pendant quelques minutes un superbe jaseur boréal perché au sommet d’un arbre.

L’avant-dernier jour, le groupe Whatsapp, auquel notre guide s’était abonné pour être tenu au courant des raretés, commence a s’agiter. En fin de journée, nous recevons une nouvelle alerte. Un pipit à dos olive a été trouvé à quelques centaines de mètres de notre auberge ! Nous courons jusque là ! L’oiseau nous attend calmement dans une petite pelouse privée entourée d’un muret. Après avoir fait comme tout le monde, c’est à dire un peu d’escalade pour nous asseoir sur le mur, nous bénéficierons d’une superbe observation de cet oiseau sibérien.

La première vedette du voyage : pipit à dos olive © Noé Terorde

Fin de séjour sur les chapeaux de roues !

Le jour suivant (dernier jour sur place), nous avons encore une bonne partie de la journée pour observer et chercher les oiseaux présents sur l’île. Nous décidons d’effectuer un rapide passage au pipit à dos olive pour commencer la journée. Celui-ci n’a pas bougé depuis la veille, il est toujours occupé à se nourrir dans sa pelouse. Nous sommes à peine descendus de notre muret que Whatsapp se remet en route : cette fois c’est un traquet isabelle qui a été découvert près du port, soit de l’autre côté de l’île ! Ni une ni deux, nous nous joignons à la foule d’ornithologue euphoriques qui prennent cette direction, et arrivons sur les lieux de la découverte une dizaine de minutes plus tard. Ouf, l’oiseau nous a attendu ! Nous pourrons l’observer calmement en train de se nourrir aux abords de l’héliport.

Un oiseau plutôt inattendu : le traquet isabelle © Noé Terorde

Après cette matinée agitée, nous méritons bien un moment de repos et un bon repas chaud. Nous rentrons donc à l’auberge pour cela. L’après-midi, il nous reste deux heures avant d’embarquer sur le ferry du retour. Temps libre pour ceux qui souhaitent visiter le village, effectuer quelques achats dans les magasins « duty free » ou revoir les falaises rougeâtres depuis le sommet de l’île. Cependant, nous n’aurons pas l’occasion d’aller bien loin. Nous ne le savions pas encore, mais le séjour ornithologique n’est pas terminé ! Bip bip ! Whatsapp nous annonce un robin à flancs roux sur la plage nord. Il est 14h30 ; nous avons donc une demi-heure pour courir jusque là et profiter d’une observation magnifique ! L’oiseau se nourrit activement sans s’occuper des dizaines d’observateurs qui l’entourent. Nous aurons l’occasion d’effectuer quelques clichés sympas et de l’observer magnifiquement…

L’une des vedettes du séjour 2018 à Helgoland : robin à flancs roux © Noé Terorde

Retour paisible

Après toutes ces aventures, il est maintenant l’heure de récupérer nos valises et de nous diriger vers le port. Après une traversée en ferry des plus calme, nous nous séparons et prenons respectivement la direction du retour. Ce séjour à Helgoland aura bel et bien tenu toutes ses promesses… Il nous aura gratifié de quelques surprises exceptionnelles auxquelles nous ne nous attendions pas spécialement (cfr le traquet isabelle !). Ceci, couplé à l’observation de nombreux oiseaux nordique que l’on n’est pas habitués à observer en Belgique/France, aura fait de ce séjour une vrai réussite !

Vivement l’année prochaine !

En attendant, l’équipe STARLING vous souhaite de magnifiques observations.