Approche d'un élan en bateau © Robin Vermylen
Excursion en bateau dans le Parc National Matsalu © Robin Vermylen
De superbes fleurs sont observées en Estonie © Robin Vermylen
Moment fort de cette excursion en bateau : élan sur la rive © Robin Vermylen
La sécurité avant tout © Robin Vermylen
Traquet motteux dans son habitat © Robin Vermylen
Argus vert © Robin Vermylen
Tour d'observation dans la Parc National Matsalu © Robin Vermylen
Traquet motteux sur sa cheminée © Robin Vermylen
Excursion en bateau dans le Parc National Matsalu © Robin Vermylen
Ornithologie depuis le jardin © Robin Vermylen
Sabot de Vénus dans son milieu © Robin Vermylen
Cordulie bronzée © Robin Vermylen
Forêt de noisetiers © Robin Vermylen
Ours brun devant l'affût © Robin Vermylen
Violettes dans le soleil © Robin Vermylen
Bébé cygne © Robin Vermylen
Groupe STARLING en forêt © Robin Vermylen
Hespérie échiquier © Robin Vermylen
27 décembre 2018

Rapport d’un voyage nature en Estonie : plantes, oiseaux et nature d’exception

Début juin 2017, un groupe de voyageurs enthousiastes STARLING a effectué un voyage nature en Estonie. Ce fut un voyage intense et actif. Chaque journée était entièrement dédiée à la nature. Les réactions des participants étaient très enthousiastes et positives. Le guide STARLING et le guide local estonien se sont parfaitement complétés : Robin Vermeylen connaissait tout sur les oiseaux et Peeter, le guide local, connaissait toutes les plantes rares. En rentrant, Robin nous a fourni un journal détaillé de ce voyage.

Asseyez-vous, détendez-vous et profitez de la balade !

Hespérie échiquier © Robin Vermylen
Ours brun devant l’affût © Robin Vermylen
Groupe STARLING en forêt © Robin Vermylen

Rapport de voyage

Jour 1 : déplacement jusqu’à l’île de Saaremaa

Juste après le coup de midi, notre avion atterrit dans la capitale estonienne, Tallin, où nous attend notre guide local. À bord de notre minibus, nous partons vers l’île de Saaremaa (deuxième plus grande île de la mer Baltique) où nous passerons notre première nuit.

Avant de prendre le ferry, nous réalisons une première escale dans de gigantesques marais. Là, nous obtenons rapidement quelques photos d’une rousserolle turdoïde. Le premier pygargue à queue blanche du voyage nous passe également sur la tête et plusieurs garrots à œil d’or flottent à la surface de l’eau. Il fait encore froid, les arbres n’ont leurs feuilles que depuis peu et il pleut un peu. Mais ce début de voyage nous a déjà réchauffés ! Nous découvrons un pays magnifique, inconnu de beaucoup.

Après une traversée paisible, nous nous dirigeons vers l’ouest. Il n’y a presque pas de trafic venant en sens inverse : quel repos ! Nous traversons ici de longues étendues de forêts…. Après s’être installés à l’hôtel, nous prenons un moment pour marcher sur la plage : 3 bécasseaux variables, un grand gravelot, une sterne naine et un harle bièvre se présentent à nous. Sur notre chemin, nous trouvons aussi de magnifiques plantes en fleurs dont le pied de chat dioïque, la céphalanthère à feuilles étroites, la benoîte des ruisseaux, l’œillet des sables et l’orchis militaire. Les pyroles à une fleur commencent à bourgeonner et une bécasse des bois nous survole en croûlant. Un premier jour magique !

Jour 2 : la diversité de Saaremaa

En route pour notre première journée complète en Estonie. Les attentes sont élevées ! En matinée, nous nous promenons dans une réserve naturelle boisée avec des terrains tourbeux ouverts. Une superbe plante carnivore, pinguicula alpina, pousse ici sur un sol de tourbe calcaire. En plus de cela, les plantes rares sont nombreuses ici. Nous trouvons ici la lathrée écailleuse, la néottie nid d’oiseau, la scorsonère des prés, la trientale d’Europe, la seslérie blanchâtre et le mélampyre des bois. En ce qui concerne les oiseaux, il fait encore calme. Nous observons tout de même un pouillot fitis, un pouillot siffleur et un couple de gobemouches gris. Un peu plus loin, nous nous pencherons sur l’étude d’une phalène de l’aquiline. Finalement, nous tenterons (sans succès) de trouver le gobemouche nain que l’on entend chanter.

Sur notre lieu de pique-nique, nous observons un magnifique mâle adulte de roselin cramoisi. Une observation merveilleuse. La nourriture devra encore patienter, car maintenant c’est un tarier des prés qui se trouve dans la longue-vue. Toujours au même endroit, nous observons les allers-venues d’un couple de traquet motteux qui ont construit leur nid dans les murs d’un bâtiment en pierre. Pour terminer notre pause repas, nous observerons encore l’hypolaïs ictérine et la pie-grièche écorcheur. Quel pique-nique extra !

Durant l’après-midi, nous explorons la côte ouest de l’île. Nous cherchons ici des oiseaux de mer et pour cela, nous nous arrêtons à un poste de comptage. Avant même notre arrivée, nous repérons une superbe orchidée depuis le minibus : le sabot de Vénus. Nous prenons un moment pour photographier cette beauté. Sur la plage se nourrissent des grands gravelots et une douzaine de bécasseaux maubèches. Notre patience au poste de comptage sera récompensée par un superbe labbe parasite adulte, 3 plongeons catmarins, des harles bièvres et huppés ainsi que quelques eiders à duvet.

Sur le chemin du village où nous attend un délicieux dîner, nous faisons un détour par les marais : une bécassine des marais parade au-dessus des prés et un magnifique pygargue à queue blanche se repose dans un arbre. Le guide attire alors notre attention sur le cri d’un grèbe jougris. Depuis un petit pont, nous observerons un superbe couple dans les jumelles. Bref, une fin de journée idéale !

Approche d’un élan en bateau © Robin Vermylen
Jeune cygne © Robin Vermylen
Forêt de noisetiers © Robin Vermylen

Jour 3 : excursion matinale et des milliers de sabots de Vénus

En Estonie, il fait clair très tôt et les oiseaux sont fort actifs le matin. Réveil matinal donc ! Nous partons donc à la recherche des passereaux à la pointe sud de l’île : Sääre. Nous observerons ici une fauvette babillarde, une pie-grièche écorcheur et un chanteur de rossignol progné. Un mâle de rougequeue à front blanc se tient fraternellement à côté d’un rougequeue noir. Nous pouvons effectuer une superbe étude comparative.

Ensuite, nous pouvons entendre le loriot d’Europe, le pic épeichette et le torcol fourmilier. À cette saison, le torcol est très difficile à observer, car ils se concentrent plus sur leur nid que sur leur territoire. Nous poursuivons notre marche vers le magnifique phare, à la pointe sud de l’île. Certains peuvent observer très brièvement une fauvette épervière et tout le monde devient complètement euphorique en voyant passer une impressionnante sterne caspienne. Elle effectuera plusieurs passages pour apporter de la nourriture sur l’île où elles se reproduisent, et nous pourrons même entendre son puissant cri !

Dans l’après-midi, nous nous rendons dans un environnement forestier, autour de Kuressaare. Sous les vieux chênes, poussent encore des milliers de sabots de Vénus. Quel spectacle formidable de pouvoir observer cette espèce magnifique qui pousse en si grand nombre ! Le point de Hongrie, la cordulie bronzée, l’argus vert, un pouillot fitis nicheur, l’argus frêle, l’aeschne printanière et un couple de gobemouches gris ont ici croisé notre route.

Plus tard, nous poursuivons notre chemin et reprenons le ferry en direction du continent. À Haapsalu, tout le monde aura droit à une chambre avec vue magnifique. Le pygargue, une grande aigrette et une sterne arctique extrêmement territoriale nous offrent un spectacle magnifique depuis le balcon. Quel luxe !

Jour 4 : seawatch et observation des limicoles 

Nous partons tôt le matin en direction de Põõsaspea, une station de comptage réputée pour pouvoir y observer des dizaines de milliers de canards. Sur le chemin nous surprenons un élan, juste au bord de la route, mais l’animal décide de filer en douce. Sur ce site, tous les oiseaux migrateurs sont annuellement comptés de mars à mi-mai. Même si nous arrivons en fin de la saison, nous aurons encore droit à de nombreux oiseaux migrateurs. Ici nous observons 5 hareldes boréales, de grands groupes d’eiders à duvet, mais aussi des courlis corlieu, des tournepierres à collier et même quelques mâles de macreuses noires. Les plongeons arctiques en plumage nuptial ne seront observés que de loin…

Après cette séance de seawatch, nous visitons le village rural voisin. Ici les habitants parlent encore suédois. Dans le village, traquet motteux, tarier des prés et pie-grièche écorcheur font partie des oiseaux du jardin. Un râle des genêts commence à chanter à proximité, mais nous constatons rapidement à quel point cet oiseau est difficile à observer. Nous devrons nous contenter de son chant caractéristique. Le rossignol progné se fera aussi entendre plusieurs fois, et de très près.

Juste avant le pique-nique, nous marchons vers un endroit propice aux limicoles. Effectivement, deux bécasseaux falcinelle et deux bécasseaux de Temminck s’y nourrissent. Fantastique ! De plus, le falcinelle était une coche pour de nombreux participants. Le bassin suivant nous réserve encore plus de surprises ! Plus de 40 bécasseaux falcinelle fourragent ici et huit phalaropes à bec étroit nagent sur l’eau. Nous observons en plus des bécasseaux sanderling, variable, maubèche et minute ainsi que des grands gravelots et deux sternes naines qui nous offrent une vue magnifique.

La journée ne sera pas exceptionnelle que pour les limicoles. Nous pourrons aussi observer de nombreux papillons de jour. En effet, il fait un temps à se promener en t-shirt ! Nous repérons donc d’abord quelques hespéries de la mauve et lucines. La plante hôte de cette dernière pousse partout ici. Ensuite, nous observons le citron, l’aurore, la piéride de la moutarde et de nombreuses cartes géographiques de première génération.

Près de l’hôtel, nous avons la chance d’admirer plusieurs couples de grèbes esclavons. Ils ne sont pas craintifs du tout, mais recevrons un mauvais point pour la pose sur les photos ! Les moineaux friquets se donnent en spectacle et un mâle de sterne arctique fait de son mieux afin de séduire une femelle. Plus tard dans la journée, nous poursuivons notre recherche de limicoles et autres oiseaux du bord de l’eau dans le Parc National de Matsalu. Nous trouvons 17 avocettes élégantes sur un site de nidification bien connu. Nous apercevons également des fidèles, une oie à dos noir tardive et quelques souris rouges. Pour le plus grand bonheur du groupe, nous trouvons un couple de grues cendrées avec un jeune sur le bord de la route ! Un peu plus loin, c’est encore plus mignon : une famille de petits renards roux reçoit les premières leçons de leur mère.

Notre promenade ornithologique en soirée permettra d’observer des harles bièvres, des pluviers argentés et quelques groupes de canards siffleurs. Nous sommes ensuite survolés par un magnifique groupe de grues cendrées, et il n’est plus possible de compter le nombre de grands gravelots !

Finalement, en bordure du Parc National, nous savourons un délicieux barbecue. La vue à couper le souffle rend cette soirée mémorable !

Moineau friquet
Moineau friquet © Robin Vermylen
Cordulie bronzée © Robin Vermylen
Randonnée en forêt
Randonnée en forêt © Robin Vermylen

 

Jour 5 : Tuhu et excursion en bateau pour le castor

Une nouvelle journée active au programme ! Nous commençons par une visite dans une vaste zone de tourbe à Tuhu. Lorsque nous arrivons, nous trouvons déjà un gobemouche nain. Cependant cet oiseau nerveux mettra un certain temps à se laisser observer comme il faut par l’ensemble du groupe. Pas moins de sept pygargues à queue blanche nous survolent en même temps et nous observons à nouveau de superbes papillons. L’hespérie de la mauve et l’argus vert ainsi que la leucorrhine douteuse se laissent magnifiquement observer. Le trèfle d’eau est présent en grand nombre le long du chemin, dont certains sont encore en pleine floraison. Au sein même de la tourbière, nous trouvons le droséra à feuilles rondes, drosera anglica, le lédon des marais, la canneberge à petits fruits et plusieurs andromères.

Lors de ce voyage, nous aurons l’occasion d’admirer de nombreux oiseaux sur leurs sites de nidification, alors que nous sommes habitués à les observer en Belgique uniquement lors de leur période migratoire. C’est par exemple le cas du chevalier sylvain, que nous retrouvons ici en pleine parade nuptiale. Mais aussi de la bécassine des marais, de la pie-grièche grise, de la barge à queue noire, du busard cendré et du chevalier gambette. Au-loin, nous trouvons encore un aigle royal qui plane lentement. Cette espèce est un excellent indicateur de la richesse des ressources de la région.

Dans l’après-midi, nous visiterons les marais forestiers autour de Virtsu. Ces paysages sont typiques de l’Estonie occidentale : ces « prairies forestières » offrent une vue magnifique et forment un écosystème particulier. Dans ce biotope, plus de 70 espèces de plantes poussent par mètre carré. Nulle part en Europe, vous ne trouvez une telle richesse en plantes. De conditions particulières et une tonte fréquente sont essentielles pour éviter la prolifération d’espèces dominantes. Le mélampyre des bois est en fleur, et nous observons aussi le listère à feuilles ovales, le sabot de Vénus, la grassette commune et une ophrys mouche. En toute fin de promenade, nous sommes récompensés par un magnifique pic à dos blanc.

Sur le chemin de notre excursion en bateau pour le castor, nous nous arrêtons un instant du côté sud du Parc National de Matsalu. Un bref arrêt à la tour d’observation nous offre deux pygargues à queue blanche, deux cygnes chanteurs, un chevalier arlequin, un phragmite des joncs et un busard des roseaux. Dans le sous-bois, certains chanceux découvrent une magnifique fauvette épervière, et en arrière plan nous entendons le loriot d’Europe.

Vêtus de gilets de sauvetage fluo et bien protégés de spray anti-moustiques, nous embarquons sur le bateau. Excitant ! Bergeronnettes printanières, bruants des roseaux, roselins cramoisis et pipit farlouses chantent à tue-tête sur la berge. Après seulement un quart d’heure, nos efforts sont déjà récompensés lorsqu’un castor d’Europe nage juste à côté du bateau. Nous en observerons plusieurs autres, mais cette première rencontre restera gravée dans nos mémoires ! Tout le monde profite de cette excursion en bateau : nous sommes seuls au milieu de la nature. Avec des visages satisfaits, nous rentrons par la même route. Une guifette noire, une mouette pygmée et un busard des roseaux se montreront encore.

Depuis la tour d’observation située à proximité, nous avons une vue impressionnante sur l’ensemble de la vallée. Lors de quelques pauses dédiées à l’écoute, nous entendrons magnifiquement la locustelle luscinoïde et le butor étoilé. Le conducteur de notre bateau repère alors un élan sur la rive. En approchant calmement, nous pourrons l’observer à moins de 10 mètres. Puis l’improbable se produit lorsqu’il avance encore de quelques pas. Nous restons comme cela un moment – les yeux dans les yeux – avant qu’il ne décide de s’enfuir. Incroyable ! Même notre capitaine n’avait jamais observé de telle scène auparavant. Finalement nous découvrons encore 4 élans supplémentaires, mais à une distance d’observation plus normale cette fois…

Jour 6 : Marimetsa et une nuit dans l’affût aux ours

Aujourd’hui, nous quittons la magnifique côte ouest du pays pour traverser le pays vers l’est. Nous nous arrêtons d’abord à la réserve de Marimetsa. Nous y découvrons une nature pure, avec des forêts anciennes et une vaste étendue de tourbe de plusieurs kilomètres carrés. Dans les bois, nous trouvons une petite espèce de géastre, l’actée en épi et un mâle de gobemouche nain. Finalement avec la gorge orange ! Les barges à queue noire et les courlis corlieu sont très territoriaux ici. Le paysage est à couper le souffle et incroyablement calme. Un couple de pluviers dorés en plumage nuptial peut être superbement observé.

Nous passons cette avant dernière nuit à Rakvere, dans un affût aux ours. Nous resterons dans la cabane pendant plus de quatorze heures en nous demandant quelle espèce pourra être présente. Alors que certains terminent leur repas ou préparent leur lit, quelque chose retentit soudainement, peu avant six heures : « BEAR ! ». Un jeune ours brun mâle sait clairement où trouver de quoi se rassasier. Plus tard dans la soirée, nous nous amuserons des chiens viverrins surexcités. Au minimum deux ours bruns supplémentaires viendront encore vérifier s’il reste une tête de poisson à se mettre sous la dent. Le renard glapit aussi au loin. Les gobemouches noirs sont très occupés autour de leurs cavités. Le pic épeiche, la sittelle torchepot et la mésange boréale fourragent autour de l’affût. Finalement, au crépuscule nous entendrons un engoulevent d’Europe chanter au loin.

Jour 7 : réveil dans l’affût et forêts autour de Rakvere

Presque tout le monde a finalement pu dormir quelques heures dans l’affût. À l’aube, nous observons encore un ours devant la cabane, qui nous offre un spectacle particulier. Celui-ci savait apparemment exactement ce qu’il voulait. Les graines de tournesol devaient bien lui gouter, si bien qu’il a grimpé à l’arbre dans lequel était fixée la mangeoire afin de la faire tomber. Après s’être un peu débattu avec le plastique, il en sort rapidement toutes les graines…

Après la nuit dans la cabane à ours, nous passons tranquillement la journée dans de vieilles forêts épargnées par l’abattage intensif. Nous observons ici notre premier pic cendré, et certains auront la chance de voir un cassenoix moucheté par la fenêtre du minibus. Nous entendons le gobemouche nain, la rousserolle verderolle et le roselin cramoisi, tandis qu’un superbe machaon nous contourne de son vol gracieux. Dans certains jardins en zone ouverte, nous trouvons immédiatement une pie-grièche écorcheur, un rougequeue à front blanc, un pic cendré en vol et plusieurs couples de tariers des prés.

Nous jetons ensuite un coup d’œil dans un bosquet vieux de plus de 100 ans. La lathrée écailleuse, plusieurs pulmonarias et le trientale d’Europe colorent ici le paysage. L’ours brun est également présent dans la zone, car nous y découvrons des excréments à deux endroits différents. Une gélinotte des bois survole le sentier, que nous ne parviendrons malheureusement pas à relocaliser malgré plusieurs contacts auditifs. Un chevalier culblanc sera quant à lui plus coopératif et nous offrira une superbe observation. Plus triste sera l’observation d’un cygne chanteur blessé : en Estonie, nombreux sont les cygnes victimes de collisions avec les lignes à haute tension.

Ornithologie depuis le jardin © Robin Vermylen
De superbes fleurs sont observées en Estonie
De superbes fleurs sont observées en Estonie © Robin Vermylen
Chien viverrin observé depuis l’affût aux ours
Chien viverrin observé depuis l’affût aux ours © Robin Vermylen

Jour 8 : Parc National de Lahemaa

Durant notre dernier jour en Estonie, nous nous promenons dans la partie orientale du parc de Lahemaa. Sur un agréable chemin, nous traversons de vieilles forêts… L’habitat idéal pour la gélinotte des bois et le pic tridactyle. Nous sommes donc concentrés ! Quelques jolis bouvreuils pivoines se  laissent observer sur le sentier, et on entend à nouveau le gobemouche nain. En outre, nous observons des bécasses des bois, des rougequeues à front blanc, des pouillots siffleurs et des gobemouches gris. Du point de vue botanique, la promenade s’avère tout aussi intéressante. La linnée boréale n’est pas encore en fleur, mais de jolis listères cordées se trouvent par dizaines en certains endroits bordant le chemin.

Il fait chaud cet après-midi, et nous rencontrons différents papillons et libellules : hespérie de la crételle, M noir, agrion hasté, de nombreux argus verts, la première génération de carte géographique ainsi que des renoncules sont ici au rendez-vous. Nous pourrons ensuite entendre chanter la locustelle fluviatile, tandis que la rousserolle des buissons sera bien observée par l’ensemble du groupe.

Avant de prendre notre vol, nous concluons ce voyage nature plus que réussi avec une promenade guidée dans la vieille ville de Tallin.

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